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lundi 30 juin 2014

Bad Aventure Time !

Adventure Times ! 

Que tout le monde rapplique ! 


Filant vers un grand pays magique ! 

Jack le chien ! 

Et Finn l’humain ! 

Non, vraiment peur de rien ! 

Adventure Times ! »



Si ce générique vous fait sourire, vous n’avez pas dû vivre ce que j’ai vécu devant celui-ci… 



J’étais seul chez moi, je venais de finir une soirée horreur, films, jeux et creepypastas, on avait fait la totale avec mes potes. On avait parlé de fantômes, d’êtres extraterrestres, de légendes urbaines, le tout devant l’intégral de James Wan.



Malheureusement, tout a une fin, et quand ils furent partis, je ne me sentais plus d’humeur à voir encore un énième truc d’horreur, alors je me suis dit « pourquoi ne pas regarder une bonne vieille série animée ? » J'ai donc énuméré toutes les séries que je pouvais regarder. 



Un Lauren Faust ? … Non ! 



South Park ? … Non ! 



Regular Show ? … Non ! 



Adventure Times ? … Et pourquoi pas ! 



Je me suis mis à la recherche d’un épisode qui n’aurait pas eu le privilège d’être vu par ma personne. 



J’ai cherché pendant une dizaine de minutes, en me remémorant les moments forts de la série avec toujours l’air du générique dans la tête. J’ai toujours adoré cette parodie de Donjons & Dragons, l’univers était classe et les personnages attachants. J’avais moi-même mon perso préféré : la jeune vampire, Marceline. 

Enfin !


Enfin, j'avais enfin trouvé un épisode, bon, en VO non sous-titré. J’ai toujours préféré la VF pour cette série, mais un nouvel épisode quand même. 

Son nom… J’ai dû l’oublier mais je crois que c’était un « Adventure Times Finnward suicide » ou « finn.exe », ou un truc dans le genre, mon esprit n’est plus le même depuis ce moment….

En téléchargeant l’épisode, je pris un bâton d'encens qui reposait auprès du vase du salon, l’allumai et le mis sur sa base. L’odeur de ma soirée, un mélange de bières et de chips bon marchés, devenait pratiquement insoutenable.

Je transférai l'épisode de mon ordinateur à ma télé et l’épisode commença. Le générique était normal, tout à fait normal et pareil pour le début, on suivait les tribulations de Jack et de Marceline.

Et là… Une fumée vint envahir la salle ! Qu'est-ce que c’est ? 

Dans l’épisode, la silhouette de Finn se fit voir à travers une fenêtre ! Jack et Marceline voulurent lui dire salut, mais le héros sortit un bras de la fenêtre et égorgea jack avec un bout de cette dernière. On le vit se vider de son sang pendant de longues minutes. 

De la fumée envahit encore plus la pièce !

Marceline se mit à courir, mais une main la prit par le bras. Cette même main vint lui attacher les siennes dans le dos… Finn la mit alors à genoux… Il approcha une main de son pantalon… Il n’allait pas… Il ne pouvait pas… C’EST UNE SÉRIE POUR GOSSES PUTAIN ! 

Quand je voulus prendre la télécommande sur la banquette, PUTAIN, IL ME REGARDAIT LE CON ! Il me suivait du regard, je sursautai d’un seul coup avant de voir que …. HO MON DIEU….. Son chapeau, son sac, on aurait dit qu’ils étaient réels putain, RÉELS !

Cette fumée était de plus en plus odorante !

De peur, mais aussi de folie, je donnai un coup de poing dans l’écran, qui se brisa sur le coup, des morceaux de verre et des étincelles fusaient du cadavre de la télé…. Mais Finn était toujours là….. Dans les décombres de cette carcasse qui devait être ma télévision, je vis encore Finn…. Mais ce n'était plus Finn que l’on pouvait voir…. Enfin pas exactement….. C’était son reflet !

La fumée conquérait l’appartement, devenant de plus en plus envahissante.

Sa main me prit par le cou et me souleva, je pus voir son visage toujours souriant, comme un masque…. Un masque qu’il enleva avec ses ongles, montrant sa chair à nu, du sang perlant sur son bras, coulant par terre, litre après litre, il s’attaqua aussi à ses yeux, qu’il enleva avec une facilité des plus morbides, laissant un liquide blanc sortir des trous béant ….. Mais après plusieurs cri de douleur, il me jeta sur la table basse, la cassant nette sur le coup en même temps que mon dos, et pris sa tête nue de toute chair, exceptée celle qui pendait, et il commença à tirer sur sa propre tête, la faisant craquer, ses mains cartoonesques autour de son cou, se griffant avec des mouvements impatients, similaires à ceux d'un homme essayant de se libérer ou d’échapper aux mâchoires d'un prédateur...

La fumée envahit encore plus le salon quand la porte s’ouvrit, laissant entrer mes parents ! 

« OH MON DIEU ! » cria ma mère.


Ils allaient peut-être pouvoir me sauver ? 

« LE SALON….. LA TÉLÉ ! »

Je n’eus même pas le temps de répondre à cette phrase, que mon père s’approcha de moi, prit le bâton d’encens dans une main et mon cou dans l'autre !

« TU FUMES PETIT CON ! » Me cria-t-il en me montrant l’encens… Ou plutôt le pétard !

samedi 10 mai 2014

La Vengeance

J'en ai terriblement marre. Marre de ma vie sans avenir.
Marre de ce boulot à 2 balles. Je dois préparer des steaks
Pour faire des burgers et des frites dégueulasses
Et ainsi engraisser des gros porcs dans ce vieux fast food
Avec un "coéquipier" complètement dépressif et chiant
Dont le seul plaisir est de vous critiquer toute la journée.

Je vais me faire un plaisir de le tuer en lui pressant la tête
Sur les plaques chauffantes bien graisseuses, à cette enflure.
Sans oublier ce sale patron capitaliste qui me paye une misère.
Il ne s'occupe même pas de sa fille grosse comme une baleine.

Mon seul "pote" est un débile mental qui se balade la graisse à l'air.
Il me colle aux fesses tout le temps dès que j'ai du temps libre.
Ce type mérite que je lui arrache les yeux et que je lui vide le ventre.
Et puis de toute façon, ce n'est pas grave si je fais tous ces crimes atroces.

Je peux faire tout ce que je veux, c'est toujours quand
On a tout perdu qu'on est libre de faire tout ce que l'on veut.
Même les pires atrocités, de toute façon la morale n'a jamais servi à rien
À part à enfermer des petits coincés comme moi dans cette société pourrie

J'aurais aimé partir d'ici, mais j'ai jamais réussi à avoir le permis.
Je l'ai toujours raté. À chaque tentative, je payais pour rien.
Mais je suis sûr que c'est mon examinatrice qui me déteste.
Ce gros thon va payer pour ça.

Et le pire, c'est que j'habite dans un logement pourri.
Vous voulez savoir c'est quoi ?

Un ananas au fond de la mer !!!





lundi 14 avril 2014

C'est la fin.

2015, nous sommes perdus.
Minuit, les 12 coups sont passés. L'obscurité a complètement envahi les rues.
L'adrénaline monte, je dois m'enfuir au plus vite, je les entends déjà arriver au loin.
J'emprunte une petite rue étroite, l'endroit parfait pour se perdre la nuit, arrivé à la sortie j'entends soudainement un bruit étrange venant de derrière moi.

J'ai réveillé les créatures. 

Elles sont arrivées en masse les années précédentes, en une année les villes en étaient remplies.
Ma seule chance de survie est de courir à toute vitesse, car ces choses ne vous lâchent pas.
J'aperçois une voiture non-loin d'ici, j'y accourt. Par chance elle est ouverte, on dirait que son propriétaire s'est fait dépouillé, il n'avait pas du comprendre à qu'il avait affaire.

Je démarre le moteur, entendant ces monstres grouiller derrière moi, j'accélère et fonce sans réfléchir. Je devais atteindre le grand Hôtel, c'est le seul endroit où ils ne peuvent pénétrer, et vous allez vite comprendre pourquoi.

J'avais fait du bruit en roulant à toute allure, il y en avait des centaines après moi.
J'arrivai à l'Hôtel, des survivants avaient préparé mon arrivée. 

Alors que je montai les marches pour entrer, j'entendis quelqu'un crier dans l'Hôtel, les bêtes commençaient à escalader les parois du bastion. On avait plus aucune chance, on avait formé un cercle de défense.

Tout le monde était armé est prêt à se défendre, mais nous savions que nous étions finis.

Une des bêtes approcha, elle avait une dégaine étrange. Elle tendit son bras vers moi, comme pour me faire comprendre quelque chose, sa bouche s'ouvrit :

« Oune 'tite pièce, missié ? » 



____________




J'ai honte..

mercredi 5 mars 2014

La prairie des lamas

Ceci est un texte tiré du journal de bort audio d'un adolescent dont je ne citerais pas le nom qui a été ensuite recopié à l'écrit par sa sœur :

15 Février 2014 : 
Aujourd’hui je suis très heureux car avec tous l'argent que j'économise depuis 3 ans j'ai enfin pu m'acheter le super appareil photo Pentax 645D qui prend des prend des photos d'un qualité incroyable.
Je suis du coup allé faire un tour dehors pour rendre 2 ou 3 photos et en me baladant dans un champs de lama je me suis rappelé d'une rumeur disant qu'une entité démoniaque rodait dans les alentours alors je cacha l'appareil photo dans le trou d'un arbre laissant juste l'objectif sortir et je mis le mode photo instantanée qui permet de prendre une photo dès qu'un visage apparait.

16 Février 2014 :
Aujourd'hui je suis allé voir si l'appareil avait pris quelque chose en photo et à ce moment là je fut à la fois étonné et apeuré. Sur le dos d'un lama je voyais une sorte d'ombre blanche. Je me suis alors dit qu'il y avais surement une entité paranormale qui rodait dans le coin et qu'en laissant l'appareil encore une nuit ça marcherais surement. Par précaution j'ai désactivé le flou et amplifié quelques options pour que cette fois-ci la photo marche.

17 Février 2014 :
J'ai hâte d'aller chercher l'appareil photo mais j'ai en même temps la boule au ventre. C'est étrange... sur le chemin je stress de plus en plus, mon cœur bat à une vitesse incroyable, je n'ai plus tellement envie d'aller chercher la photo mais en même temps je ne vais pas laisser mon nouvel appareil photo dans le champs. Quand je suis arrivé dans le champs j'ai pris mon appareil photo et par la peur je suis partit en courant en me disant que si la photo avait ratée encore une fois je laisserais tomber. Je suis allé dans la section mes photos puis... (le journal s’arrête ici, il n'y a plus rien après donc je vais raccrocher le journal de sa sœur avec.)

17 Février 2014 :
(Je saute jusqu'au passage important) :
Aux environs de 15h30 j'ai entendu mon frère pousser un hurlement alors j'ai couru à sa chambre. Il était paralysé par terre avec une expression de terreur dessinée sur son visage. Son nouvel appareil photo était juste à coté de lui alors je le pris et l'image qu'il y avais dessus me choqua.

Arès ce rapport il n'y avais plus rien d'écrit sauf une phrase sur la dernière page de son journal :
Depuis que j'ai vue cette photo ma vie n'a plus jamais été normale... Oserez-vous la regarder ?  




























dimanche 5 janvier 2014

Un Acte Horrible

Cela fait 4 jours que je suis enfermé dans ma chambre, je refuse de sortir, j'ai commis un acte horrible, je mérite de mourir pour ce que j'ai fait, si je sortais, ce ne serait qu'une question de minutes avant qu'on me tue, ou qu'on me torture pour me faire payer ce que j'ai fait.

Pourtant, plus de 23 millions de personnes ont déjà fait la même chose que moi, mais ces gens n'ont pas de scrupules, ils continuent de vivre comme si de rien n'était, mais moi je sais que je ne peux plus revenir en arrière. Je ne sais pas ce que je devrai faire, peut-être me rendre à la gendarmerie, mais je ne sais pas si je pourrais y aller sans me faire tuer en chemin.

Il suffit d’un geste pour sceller à jamais son destin, et c’est ce que j’ai fait, je ne sais pas ce qu’il m’est passé par la tête pour faire ça, mais il faut que je sorte pour m’alimenter, j’avais un peu d’eau sur moi, et c’est ce qui m’a permis de survivre, ma mère ne m’adresse plus la parole, mais il faut que j’attende qu’elle aille travailler pour sortir de ma chambre.

Ça y est, elle est partie, je vais pouvoir pousser la porte de ma chambre pour la première fois depuis 4 jours. 4 longs jours. 
Je n’ai pas dormi depuis 3 jours, je ne pourrais jamais vivre normalement après ce que j’ai fais, il faut que j’appelle des 
Amis, pourvu qu’ils ne sachent pas ce que j’ai fais. Oh… mais, suis-je bête, je n’ai plus d’amis, en faisant ce choix, j’ai 
choisi de vivre seul. Seul pour toujours. 

Je pousse la porte pour la première, ce grincement familier, je pensais ne plus jamais l’entendre, mais finalement si, je n’ai pas le moral aujourd’hui. Il pleut, comme toujours en Picardie. Je me rends dans la cuisine, je prends de la nourriture, mais je m’interromps, j’entends des pas dans mon jardin, sûrement mes anciens amis, venus pour me tuer.

 En silence, je remonte dans ma chambre, et j’écoute en pleurant, je mérite vraiment de crever pour ce que j’ai fait. 
 Ils viennent à moi, ils sont entrains de regarder chez moi, dans tous les placards, ils veulent ma mort, ils sont déterminés à en finir. Leurs pas se rapprochent de ma position, je souhaite mourir, je souhaite mourir à tout prix, mon existence est dénuée de sens.
   

 Je me lève et me dirige vers la porte, de l’autre côté, un de mes anciens amis m’attend avec un couteau pour me planter dès qu’il en aura l’occasion. Je respire un grand coup et ouvre la porte, ils sont 3, leurs regard est empli de haine. C’est la fin.



-       Chucky, tu vas mourir pour avoir liker la page des One Direction. 

mercredi 25 décembre 2013

Marcher dans la nuit

Vous marchez dans la nuit (quand il fait nuit, au cas où certaines personnes simples d’esprit n’auraient pas compris). Vous arrivez dans une ruelle sombre.  Soudain, un bruit se fait entendre. Vous stoppez votre marche. 


Vous tournez votre tête. Ce n’était qu’un chien qui tentait (en vain) de s’accoupler avec un sac poubelle. Vous soupirez et continuez votre route.


 Dans cette nuit, tout semble différent. Le jour, si accueillant peut-il être, se transforme en enfer la nuit venue.
Vous pensez être en sécurité, vous êtes tout près de chez vous, à quelques bâtiments. Mais pourtant vous ne l’êtes pas. Ces bruits de chaussures ont éveillé une personne. Une personne détestée par une grande majorité de votre ville.




Cette personne marche vers vous, ses pas sont très discrets, vous ne les entendez donc pas. Mais vous êtes à présent chez vous, rien ne peut nuire à votre sécurité: vous avez beau être seul, vous avez fermé la porte, rien ne peut vous arriver.




Enfin, c’est ce que vous croyez. En vérité, la personne qui vous suivait est derrière la fenêtre. Mais vous êtes trop occupé à regarder la télévision, vous ne le voyez donc pas.


Vous n’avez pas fermé le garage. 




Le sinistre individu se dirige vers le garage, et, voyant que la porte est ouverte, il entre. À pas de velours, il progresse dans le couloir, puis, il se retrouve derrière vous. Vous sentez alors son odeur de bête sauvage venant de copuler avec une carte de France.
Il vous murmure alors à l’oreille : « Bonjour, je suis Pedobear, je veux jouer avec toi. »

mardi 24 décembre 2013

Expérience de jeu

Tout d'abord, il faut absolument que vous lisiez ceci : ce qui va suivre m'est réellement arrivé, je vous jure que c'est vrai, il faut me croire je ne suis pas fou. C'est ce jeu qui est fou. Je vous promets que je ne raconte pas d'histoire, tout ce qui suit m'est vraiment arrivé, rien n'est faux et même le moindre détail est la pure retranscription de ce qu'il s'est passé. Sans vouloir mettre l'accent sur le fait que ce que je dis n'est pas du tout une invention de ma part, dans le but de vous traumatiser pour le restant de vos jours, en détruisant toute votre enfance, je vais vous raconter ce qu'il s'est passé.


J'étais, comme la plupart des jeunes à mon époque, un grand fan de Pokémon et notamment des jeux sur Game Boy. J'ai eu l'édition Pokémon Jaune avec la Game Boy de la même couleur quand j'avais 6 ans, et c'est celle à laquelle j'attache le plus d'importance. Enfin, à laquelle j'attachais, et je mets évidement l'accent sur la conjugaison au passé car toute mon enfance a été détruite en l'espace de quelques heures cauchemardesques. Durant ces instants de torture insurmontables et indescriptibles je n’avais plus aucun espoir de retrouver un certain équilibre mental. Aujourd'hui je me replonge au cœur des ténèbres de l'enfer pour vous les raconter.


Après avoir terminé la version Jaune, j'ai acheté la version Or ainsi que la version Rouge, bien qu'à l'époque je ne savais pas que cette dernière version était la même que la Jaune. Finalement, après les avoir finis, je me suis mis en quête de nouveaux jeux sur Pokémon. Un Vendredi 13, le soir d’Halloween, lors d'une brocante, dans laquelle je me promenais sous une pluie torrentielle, je suis tombé sur un stand vide, sans personne. Il y avait une table avec une nappe blanche mais rien dessus. Du moins c'est ce que j’ai cru voir au début, mais en m'approchant de plus près je l’ai vue. C'est cette chose ignoble, horrible que l'on ne voit qu'une fois tellement elle nous laisse une séquelle inoubliable dans notre tête. Juste devant moi se dressait le jeu de la mort. Une cartouche de Pokémon, blanche à 2 euros. Je l’ai prise sans payer et lorsque je l’ai enlevée de la table, j’ai vu un message qui était écrit en dessous avec du sang, je vous jure du vrai sang qui coule dans les veines ! Il y avait écrit « NE PAS TOUCHER ! » Mais c'était trop tard... Je l'avais prise. J’ai couru chez moi et ai voulu me débarrasser de la cartouche en la brûlant. Mais ma curiosité m’a poussé à la mettre dans ma Game Boy.


Le jeu s’est lancé, sans intro, sans musique, même le logo Game Boy n'y était pas. Un bug, j’ai pensé. J’avais le choix entre un Nouveau Jeu ou les Options. J’ai commencé une nouvelle partie, et c'est là que j'ai eu la peur de ma vie ! Le professeur Chen connaissait mon nom ! Je n'ai même pas pu en choisir un ! J’ai poussé un hurlement si fort que les fenêtres de ma chambre ont explosé, et j’ai reçu plusieurs morceaux de verre dans la jambe. Cependant ma soif de connaître la suite ne pouvait attendre, j'ai appuyé sur A et continué cette aventure qui me glaçait déjà le sang. J’ai commencé tout de suite dans le labo de Chen, devant la table où sont posés les starters. Bizarrement, il n'y en avait que deux. Le premier était un Missingno, et le second un Pokémon appelé « DON'T CHOOSE HIM !!! ». Ce dernier ne m'était pas familier, je ne l'avais jamais croisé avant. C'est donc lui que j’ai pris et c'est là que tout a basculé. Mais vous vous demandez sûrement comment cela pourrait être pire...


Une fois le Pokémon en poche, je suis sorti du labo de Chen, (qui était d’ailleurs absent) et ai commencé mon voyage vers la ligue. Mon Don'tChooseHim était au niveau 255 et possédait deux attaques. La première était « Dead » et l'autre  « Death ». Je ne les connaissais pas, mais j’ai été impatient de les utiliser, bien que le jeu m'eût terrifié au plus haut point quelques secondes plus tôt. Le premier Pokémon que j’ai rencontré était un Roucool de niveau 7, ce qui me semblait un peu élevé pour un début. De plus, j'avais l'impression que son sprite était différent, il était tout rouge, comme s’il saignait. Une partie de son cerveau était apparente. Je me suis dit que ça devait être un Shiney. Mon Pokémon est apparu et j’ai été le premier à attaquer. J’ai choisi l'attaque « Dead », malheureusement elle a échoué. Dommage, j'aurais voulu savoir ce qu'elle faisait. Mais j'avais toujours « Death » au tour suivant. Le Roucool Shiney a ensuite attaqué. Cependant, on aurait dit qu'il s'attaquait lui même car c'est lui qui a pris les dégâts. Lorsqu'il n’a plus eu de PV, il n’est pas tombé K.O... Mais il est MORT !!!! Je vous promets, je vous montrerai un screenshot de ma Game Boy, il y avait écrit « Roucool est mort ! ». J'ai eu si peur, que j’ai poussé un cri tellement fort que les morceaux de verre déjà brisés se brisèrent encore plus et vinrent se planter dans mon autre jambe. Malgré une souffrance incalculable, j’ai continué à jouer, ma curiosité m’obligeant à aller plus loin...


Les quelques arènes n’ont pas été un problème, et j’ai continué sans trop de difficulté. Au fur et à mesure que j’avançais dans le jeu, les couleurs devenaient plus ternes, le jeu plus lent, les cris des Pokémon plus faibles, si faibles qu'ils ressemblaient plus à des cris d'agonie. J’ai remarqué au passage l'absence de la team Rocket. Dommage, je les trouvais sympathique et ils avaient de bons Pokémon rares. Mais cela faisait pâle figure à coté de ce qui m'attendait encore. Après un court passage dans la grotte près d'Azuria je suis arrivé dans une petite ville, sans arène et entourée par des montagnes. C'était Lavanville, un charmant petit village avec un cimetière sur plusieurs étages. J’adorais cette idée qu'ils pouvaient empiler les corps sur plusieurs étages, et j’imaginais le gain de place que ça devait être pour cette petite commune. La musique me plaisait bien, alors j’ai mis mes écouteurs et le son à fond. Je suis alors sorti de la ville par le Sud, mais la musique ne s’est pas arrêtée. Au contraire le volume montait tout seul ! Ça devenait bien trop fort et les décibels ont atteint rapidement le seuil de douleur. Mes oreilles pissaient le sang, c'était horrible je vous promets, croyez moi ! J’ai voulu arracher mes écouteurs, mais ma curiosité m’a poussé à écouter la suite de la musique. Je me suis donc résigné à finir le jeu avec cette musique dans les oreilles.


Après une ou deux heures à battre les champions d'arène, il était temps d'aller vers la ligue. Mais après avoir battu le dresseur servant de substitut à Giovanni, dont le sprite était celui d'un habitant basique, je me suis fait téléporter dans une salle qui ressemblait à celle d'un des membres du conseil des 4. Il s'agissait de la dresseuse de Pokémon Spectre. Cependant il n'y avait pas de dresseur, seulement un Pokémon au centre de la pièce. Il a couru vers moi et un combat a commencé, après que le Pokémon ait poussé un hurlement strident, qui détruisit la plupart des meubles de ma chambre. Le Pokémon adverse était un Don'tChooseHim, mon Don'tChooseHim en fait, car je n'avais pas d'autre Pokémon (je n'ai eu aucune occasion d'acheter une Pokéball durant la partie). Il m’a donc lancé l'attaque Dead. Et là... Je ne l'avais pas vu venir...Jamais je n'aurais pensé qu'une telle attaque puisse être mortelle. Mon personnage a poussé un cri strident qui m’a fait hurler. Mais à la place du son, c'était du sang qui sortait de ma bouche, des litres et des litres. Je crachais tout mon sang et j'ai eu beaucoup de mal à nettoyer mon écran de Game Boy pour continuer à jouer, à cause de ma curiosité sans cesse grandissante. Le cri s’est enfin arrêté, j’ai alors cru être sauvé car j’ai vu les crédits apparaître. Mais le nom de que j’ai vu n'était pas le bon. C'était ENCORE LE MIEN ! C'est pas possible ! En dessous il y avait écrit « MORT LE 17/09/2013 ». J’ai hurlé si fort suite à cet insupportable message que toutes les vitres de ma maison ont explosé et sont venues se planter dans mon bras gauche. La douleur était interminable et indescriptible ! Je voyais Don'tChooseHim partout ! C'était impossible ! Incalculable ! Infernal ! Les adjectifs en « in » me manquent pour décrire l'horreur que j’étais en train de vivre ! 


C'est alors que j’ai été absorbé dans le jeu, je vous promets que c'est vraiment arrivé, j'ai filmé car j'ai eu le temps d'aller chercher un caméscope avant d'être absorbé par la Game Boy. Je me suis retrouvé face à Don'tChooseHim, qui s’est mis à hurler et à me découper le ventre. Mes entrailles se répandaient sur le sol et mon cerveau a explosé, à cause de la musique de Lavanville que je n’avais toujours pas coupé et dont le volume continuait de monter. J’ai titubé et suis alors tombé dans une tombe avec MON NOM DESSUS ! Encore ! Tout le monde connaît mon nom dans ce jeu !


Je me suis alors réveillé dans mon lit. Je ne m’attendais tellement pas à ce que tout ça se passe dans un rêve, ça paraissait trop vrai. Dommage que toutes les preuves aient disparu... Mais c'est alors que j’ai regardé ma fenêtre et remarqué qu'il n'y avait plus aucun carreau... Et là j’ai vu la cartouche posée sur ma table ! Et j’ai vu Don'tChooseHim me trancher la t